Présentation des paralysies faciales

  1. I. Les paralysies faciales périphériques

Ce sont les plus fréquentes.
Les causes sont multiples mais on parle surtout de paralysies faciales dites idiopathiques.
Trois étapes sont nécessaires à leur prise en charge :
- Le diagnostic de la PF
- L’identification de la cause de la PF
- L’évaluation de la gravité de la PF
- La mise en place d’un traitement

Dans le cas de PF périphériques, on distingue :

  • La paralysie faciale idiopathique, dite « a frigore ». Elle est due à une réactivation d’un herpes simplex virus. D’un début souvent brutal, elle évolue généralement de façonfavorable, mais 30% de séquelles. Il est très rare qu’il n’y ait aucune récupération. Lepronostic se base sur les signes cliniques, la perte axonale et sur la précocité du traitement.

  • La paralysie faciale d’origine traumatique : le traumatisme le plus fréquent est celui durocher. La PF peut survenir d’emblée ou entre 24 et 48 heures, ou de façon plus tardive (au delà du 3ème jour). On peut rencontrer également des plaies de la région parotidienne, qui entrainent des lésions du tronc ou d’une branche du nerf facial. Enfin, le traumatisme peut être causé par une chirurgie de l’angle ponto-cérébelleux, du rocher ou de la glande parotide.
  • La paralysie faciale tumorale : il s’agit de tumeurs situées sur le nerf facial lui-même (c’est le cas des neurinomes) ou situées sur le trajet dans le tronc cérébral, l’angle ponto-cérébelleux, le rocher et la glande parotide. Le début est le plus souvent progressif.
  • La paralysie faciale zostérienne, aussi appelé syndrome de Ramsey-Hunt, elle est la deuxième cause de paralysie faciale. Elle est due à une réactivation du virus de la varicelle. Le pronostic est plus grave que dans le cas de la paralysie faciale idiopathique.
  • La paralysie faciale otitique elle accompagne soit une otite maligne nécrosante, soit une otite moyenne aiguë, soit une otite moyenne chronique. Dans le premier cas, l’issue est fatale en l’absence de traitement, dans le cas d’otites moyennes, l’évolution est favorable, avec traitement antibiotique , corticoïde ou chirurgical.
  • La paralysie faciale dans le cadre d’une maladie générale on peut rencontrer des paralysies faciales accompagnant des maladies telles que le diabète, la sarcoïdose ou des vascularités.
  • La paralysie faciale avec affection neurologique la paralysie faciale peut être causée par une sclérose en plaques, et se retrouve également dans le syndrome de Guillan-Barré.
II. Les paralysies faciales centrales

L’atteinte se situe généralement le long des voies motrices centrales.
Les étiologies sont diverses : accidents vasculaires cérébraux, traumatismes crâniens, tumeurs cérébrales, maladies dégénératives.